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MJC Monflanquin. Expo 2006 : La société rurale se recompose
VIVRE ICI…AUJOURD’HUI Quand tout change si vite.
Hier, c’était le temps des évolutions lentes dans les fermes, les villages, les familles. Les saisons des labours, des semailles puis des moissons. Une vie souvent rude, de l’aube au couchant, avec les soubresauts des guerres, les bons moments des veillées et des fêtes.
C’était le pays des paysans d’abord ; des petits artisans, des épiciers et cafetiers, et du certificat d’études, de l’eau au puits et de la lampe à pétrole. Jusqu’au milieu des années 1900 les changements se mesuraient en plusieurs générations. L’avenir des enfants était tracé.
En moins d’un siècle, le pays a perdu la moitié de ses habitants. C’en était fini de « l’ordre éternel des champs ». Mais les traces d’avant ont dicté encore de longues années les comportements et les mentalités. Bien peu pressentaient les craquements et les fissures de l’ancien vivre ensemble. Était venu le temps de l’incertitude et de la crainte des lendemains. De l’exode des jeunes ; de la scolarisation de tous jusqu’à 16 ans, au-delà pour beaucoup ; de l’eau au robinet, de l’électricité ; le téléphone, la télé, le « frigo » et la machine à laver ; la voiture et les grandes surfaces aux villes voisines. Le temps de la consommation de loisirs, d’activités sportives et culturelles.
Les petits commerçants et artisans traditionnels disparaissaient des villages, la population vieillissait, alors que s’accélérait la grande révolution agricole de la mécanisation et des rendements dopés, fauchant plus des trois-quarts de la population agricole, et transformant les paysages. Le tourisme prenait place dans l’économie de notre espace rural.
Cette exposition propose une évocation de ce « hier », mais elle donne la plus grande part à des images et des témoignages d’aujourd’hui. De ce que les hommes ont entrepris pour continuer la vie, pour ne pas baisser les bras : Nouvelles entreprises, Spécialisation des cultures Nouveaux produits, Nouveaux habitants Nouveaux métiers , nouveaux services… L’informatique au service du développement, essayant de compenser par l’outil internet le handicap d’être à l’écart des voies de communication. Comme pour refuser de devenir un pays de retraités et de résidents secondaires. Car notre pays bouge. C’est ce que nous avons voulu montrer. A ses habitants d’abord, puisque c’est à eux qu’il appartient de mobiliser les idées et les énergies, de mieux savoir pour mieux vouloir, d’affronter l’avenir.
POUR VIVRE ICI |